Cuisiner sans lactose

Intolérance au lactose : l’envers du décor

Produits-laitiersVous côtoyez sûrement des personnes qui préfèrent limiter leur consommation de produits laitiers ; les unes par conviction personnelle, les autres pour une question de confort : « Je ne digère pas très bien le lait », « Je trouve cela trop lourd », « Je me sens ballonné quand je mange du fromage »… Parmi elles, certaines sont probablement intolérantes au lactose, peut-être même sans le savoir !

Pour la petite histoire…

Je suis moi-même intolérante et avant d’en avoir la confirmation, je n’avais jamais réalisé que je ne supportais pas les produits laitiers. D’ailleurs, j’en consommais énormément : grand bol de lait le matin, yaourts et fromage dans la journée, beurre dans mes pâtisseries et autres petits plats, verre de lait le soir… Finalement, mon organisme était tout le temps confronté au lactose. J’avais donc très souvent (constamment) mal au ventre, avec la désagréable impression que ma digestion ne se terminait jamais totalement. Sans parler des ballonnements et des « gloups », particulièrement gênants et incontrôlables… Mais je me disais juste : « J’ai trop mangé, ça va passer ». Pourtant, à chaque repas, même plus léger, cette sensation de trop-plein et de digestion incomplète revenait. Puis, après quelques rendez-vous médicaux, le verdict tomba enfin : intolérance au lactose !

OK, mais de quoi s’agit-il exactement ?

L’intolérance au lactose (ou hypolactasie) est encore peu connue en Europe, mais elle est en réalité très répandue à l’échelle mondiale : près de 75% de la population adulte aurait des difficultés à digérer le lactose. En Asie de l’Est, le phénomène toucherait même 90% de la population !

Intolerance-lactose-carte-monde

Concrètement, le lactose est un sucre « double » présent dans le lait. Pendant la digestion, une enzyme (appelée lactase) le scinde en deux sucres digestes : le glucose et le galactose. Sans elle, le lactose continue sa route dans les intestins sans être digéré, en provoquant plus ou moins de désagréments sur son passage (crampes abdominales, ballonnements, sensation de trop-plein, nausées, gaz, maux de tête, etc.).

La production de lactase est naturellement élevée chez les jeunes enfants, ce qui leur permet de digérer le lait maternel. Puis elle diminue progressivement avec le temps, pour atteindre 10-20% à l’âge adulte. Mais chez les personnes intolérantes au lactose, la production de lactase devient insuffisante, voire inexistante.

Allergie vs intolérance

L’amalgame est facile et fréquent, mais ces deux notions sont assez différentes :

  • D’un côté, l’allergie : bien plus rare que l’intolérance, il s’agit d’une réaction de rejet des protéines de lait de vache (PLV) par l’organisme. Ainsi, les personnes allergiques ne peuvent consommer aucun produit laitier d’origine bovine, sous peine de déclencher une crise plus ou moins grave (vomissements, urticaire, oedème, etc.). Elles doivent donc opter pour des substituts végétaux ou provenant éventuellement d’autres animaux (chèvre, brebis), selon leur sensibilité.
  • De l’autre, l’intolérance : les intolérants au lactose ont un déficit en lactase, mais pas de réaction de rejet à proprement parler. Ils peuvent alors se tourner vers des remplacements végétaux ou des produits laitiers sans lactose. Notez cependant que certaines personnes intolérantes supportent de petites quantités de lactose (d’origine bovine ou non), tandis que des hypersensibles se tordront de douleur en n’ingérant qu’une dose infime. Il n’existe pas de test précis pour le savoir : il faut donc expérimenter, tâtonner pour connaître ses propres limites !

Personnellement, je trouve l’intolérance au lactose sournoise. Généralement, elle ne provoque pas de crise grave comme le ferait une allergie (sauf chez des personnes fortement intolérantes), mais plutôt une sensation d’inconfort, qui finit par disparaître toute seule quand le lactose est enfin évacué. Quand on ignore qu’on est intolérant, ces désagréments semblent anodins et on s’en accommode. Mais à la longue, ils sont usants. Alors si vous souffrez régulièrement de maux de ventres, ballonnements et autres gênes abdominales, ne vous dites pas que « ça passera » : cherchez le(s) coupable(s) 😉

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